Le Road-Movie documentaire : du 1er au 3 juin 2012 à Tours

roadmovie


Avec ce festival, Sans Canal Fixe a réuni des documentaires dans lesquels le voyage et l'errance occupent une place primordiale. Le territoire devient parti pris et l'enjeu se dessine à travers une mobilité permanente, ponctuée d'étapes succinctes. L' itinérance a ceci de particulier qu'elle permet d'appréhender le réel d'une façon purement aléatoire et spontanée. Il faut se tenir prêt en permanence à saisir les hasard.
L'itinérance comme processus de création donne à voir la richesse insoupçonnée de territoires soi-disant balisés, et dont on croyait tout savoir. Ils révèlent leur part d'inattendu, de non-dit. Quelle que soit leur destination, ces voyages sont aussi des plongées dans la mémoire, l'intimité, l'imaginaire, que les hommes entretiennent avec le paysage et les frontières.

Vendredi 1er juin - 21h45 - Plein air / Cour de l'école Raspail



Alpi, un film de Armin Linke
(Allemagne - 2011 - 64 minutes)
Alpî emmène le spectateur en reconnaissance au cœur des Alpes. Bousculant nos représentations, le film révèle la place centrale de l'homme dans ce vaste écosystème. Rythmé par la présence écrasante du tourisme de masse, Alpi passe aussi en revue toutes les activités les plus inattendues.Avec l'utilisation de plans-séquences extrêmement picturaux, Armin Linke contemple la beauté paradoxale de ces paysages naturels en mutation, où l'artificiel occupe un rôle de plus en plus important.

Samedi 2 juin - 15h - pOlau



Blue Meridian, un film de Sofie Benoot
(Belgique - 2010 - 80 minutes)
"Blue Meridian est un road-movie documentaire - ou comme je réfère l'appeler un road river documentaire - qui traverse l'Amérique du Nord et qui a ce pays comme sujet. Ces lieux constituent une part importante des fondations du pays, de sa mythologie, de son identité, et pourtant leur histoire n'est jamais assez racontée. La trahison des promesses fondatrices du pays - le droit à la vie, à la liberté, et à la recherche du bonheur - est le grand drame américain, mais aussi le moteur de son histoire et de ses récits. Plus que n'importe où ailleurs en Amérique, le Sud profond symbolise ces luttes, ce qui rend l'endroit le plus approprié pour raconter cette histoire ...."

__Samedi 2 juin - 21h45 - Plein air / Cour de l'école Raspail_



Gallivant, un film de Andrew Kötting
(Royaume-Uni - 1996 - 100 minutes)
En compagnie de sa grand-mère agée de 85 ans et de sa fille de 7 ans atteinte du très rare syndrome de Joubert, le réalisateur a entrepris un tour totalement excentrique de l'Angleterre par les routes côtières. Un film drôle, inclassable, touchant et bourré d'idées, par l'un des trublions du cinéma contemporain anglais.
Avec Gallivant, le road-movie est prétexte pour réunir des membres éloignés d'une même famille. Andrew Kötting espère que sa fille Eden, puisse se rapprocher de sa grand-mère Gladys. Le peu de temps qu'elles ont passé ensemble, Gladys était mal à l'aise avec le handicap de son arrière petite fille. Car Eden souffre d'une déficience de la parole et de la marche. Pour lui, seules des conditions exceptionnelles pourraient les aider à se lier. Il les emmène donc toutes les deux, pendant trois mois "se balader " (traduction du titre) tout autour de l'Angleterre. L'excentricité communicative d'Andrew Kötting gagne très vite Eden et Gladys, et fait écho à celle des Anglais rencontrés au hasard.

Dimanche 3 juin - 15h - PLLL



Route 181, fragments d'un voyage en Palestine-Israël, un film de Eyal Sivan et Michel Khleifi.
(France - 2003 - 270 minutes)
À l'été 2002, pendant deux mois, deux réalisateurs, l'un israélien et l'autre palestinien, partent ensemble sur les routes de leur terre natale.
" Au-delà des appartenances tribales dans lesquelles nous ne nous reconnaissons pas et forts de notre expérience commune, nous avons décidé ensemble de retourner au pays pour le re-trouver, le re-découvrir et dévoiler la réalité géographique et mentale dans laquelle vive aujourd'hui les hommes et les femmes de Palestine-Israël. ... Le long de cette route qui n'existe pas et que nous avons choisi de suivre au-delà des idées pré-établies, nous désirons filmer les hommes et les femmes, les lieux, les histoires et les géographies, une somme de choses non encore dévoilées. Pris par le hasard des rencontres, nous voulons donner la parole à ceux et à celles qui sont les oubliés des discours officiels, mais qui constituent pourtant les bases des deux sociétés, ceux aux noms desquels les guerres se font. ...". (Michel Khleifi et Eyal Sivan)

Informations pratiques


Lieux du festival :
Cour de l'école Raspail - 2, place Raspail - Tours
pOlau - Cie Off - 20 rue des Grands Mortiers - Saint-Pierre-des-Corps
PLLL - 86 bis, rue Courteline - Tours
Pour les manifestations en plein air, un lieu de repli est prévu en cas d'intempéries.

Tarif : 2/4€ la séance / 6/12€ le pass 3 jours.

Renseignements / réservations : 02 47 05 24 78 / contact@sanscanalfixe.com / www.sanscanalfixe.org

Sans Canal Fixe est soutenu par la ville de Tours, la DRAC Centre, la Région Centre et le Conseil Général d'Indre et Loire.
Cette manifestation bénéficie du soutien de Centre Images, , du festival Rayons Frais, de la Compagnie Off et du pOlau.

Diffusion mensuelle du mois d'avril

Mercredi 25 avril - 19h45
Au Studio Cinémas à Tours - Tarifs du cinéma

au prochain printemps

Au prochain printemps un film de Luc Leclerc du Sablon
France - 2011 - 98 min

''De septembre 2006 à mai 2007, jusqu'au second tour de l'élection présidentielle, le réalisateur a parcouru la France pour discuter avec quelque-uns de ses habitants, rencontrés pour la plupart par hasard. Il leur donne la parole, loin des discours des "experts" et des statistiques sur l'état de la France et le moral des français.
" À bonne distance des idées faciles et du cynisme, nous nous sommes retrouvés, nous les habitants de ce pays, pour parler des lendemains qui se dessinent, de la rupture tant annoncée, de nos ambitions et de la complexité du monde. Bref, de la politique." Luc Leclerc du sablon''


Avant les élections...

Jeudi 19 avril - 19h
À L'Instant Ciné - Entrée libre

filméadroite

Filmé à droite
France - 2011 - 60 min

Depuis 10 ans, on regarde passer la droite.

Films courts réalisés entre 1999 et 2007 par Félix Blondel, Aymeric Boutard, Olivier Daunizeau, Brice Kartmann, Franck Lecardonnel, Maud Martin, Cédric Michel, Anne Moltrecht, Yvan Petit, Xavier Selva et Franck Wolff. ''


Diffusion en avant-première

Mercredi 11 avril - 19h
Au Volapük - participation libre

pas de demi-saison

Pas de demi-saison un film de Karine Dorne
France - 2012 - 33 min

''En adoptant un garçon, ils ont accouché d'une fille.

Il y a longtemps, du temps de mon enfance, j'ai eu un frère adoptif. Ce frère est mon fantôme, un souvenir omis, enfoui.

Un jour, je décide de revenir, de nouveau arpenter le territoire de l'enfance, chercher des traces, tenter d'en dire ces lambeaux.
Comment filmer maintenant ce qui n'existe plus, donner à voir l'absence, comment dire ce que fut mon frère ? ''


Diffusions mensuelles du mois d'avril

Vendredi 30 mars - 20h30
salle Ockeghem - participation libre

palazzo

Palazzo delle aquile un film de Stefano Savona, Alessia Porto et ester Sparatore
France/Italie - 2011 - 128 min

Palerme 2007. Vingt familles vivant dans des conditions précaires sont jetées à la rue sans préavis par la mairie. Soutenues par deux membres de l'opposition locale, elles décident d'occuper la salle du conseil municipal de l'Hôtel de ville. Pour ces familles, c'est l'occasion de découvrir l'expérience politique. L'équipe de réalisateurs a filmé ces nouveaux "occupants" dans un huis clos, de l'organisation de la vie collective aux moments d'attente et de tension qu'ils ont dû affronter.


Dimanche 1er avril - 17h
salle Ockeghem - participation libre
En présence du réalisateur
tahrir

Tahrir, place de la libération un film de Stefano Savona.
France/Italie - 2011 - 90 min

25 janvier 2011 : dans la foulée de la révolution tunisienne, 15 000 égyptiens se rassemblent dans le centre névralgique du Caire, sur la place Tahrir. Malgré la violence de la réaction des autorités, la contestation tient bon, faisant preuve d'une solidarité exemplaire. Stefano Savona est arrivé aux premiers jours des manifestations. Il y filme les débats, les slogans, les poèmes d'un peuple enthousiaste d'avoir enfin retrouver sa liberté d'expression.


Diffusion mensuelle du mois de mars

Mardi 6 mars - 20h30
au Café - Comptoir -Colette - Entrée libre

Lorraine

Lorraine cœur d'acier un film de Alban Poirier et Jean Serres
France - 1981 - 90 min

En 1979, la CGT crée dans la région de Longwy "Lorraine Cœur d'Acier" une radio libre "pirate" pour lutter contre les fermeture d'usines dans le milieu sidérurgique. La radio diffuse quelques heures par jour, illégalement, à partir de la mairie de Longwy-Haut, l'émetteur étant placé sur le sommet du clocher de l'église voisine. À chaque tentative d'évacuation par les CRS, on y sonne le tocsin et des milliers de personnes viennent protéger la radio. La particularité de cette radio réside dans son ouverture : les habitants y parlent de leur vie, d'autres annoncent leurs actions syndicales, d'autres encore parlent du passé de la Lorraine, certains lisent de la poésie... Ils forment une radio vivante dans la Lorraine qui meurt.

Diffusion mensuelle du mois de février

Mardi 7 février - 20h30
au Café - Comptoir -Colette - Entrée libre

deconcertation

Déconcertation un film de Béatrice Dubell / Grand Ensemble
Séance en présence de la réalisatrice
France - 2011 - 50 min

''À la périphérie d'une grande agglomération, dans un ancien quartier ouvrier, organisé autour d'une usine en ruine, un projet de "renouvellement urbain" s'annonce. "Puissance Publique" et "Puissance Privée" présentent leur propre stratégie pour faire revivre le quartier à des habitants dubitatifs. En faisant appel à des comédiens amateurs, Grand Ensemble (structure de réalisation lyonnaise) procède à la reconstitution filmée des séances de concertation publique qui ont précédé le début des travaux de réaménagement du quartier.''

Béatrice Dubell réalise depuis plusieurs années des documentaires dans lesquels elle a exploré à diverses reprises le travail, la guerre d’Algérie, les campagnes électorales… Mais elle réalise aussi des films plus hybrides dans des configurations particulières, qui explorent les frontières entre les genres cinématographiques, et qui sont souvent des expérimentations tant sur le plan social qu’artistique. Elle encadre également des ateliers de réalisations avec des salariés, des détenus ou des habitants d’un quartier, comme c’est le cas ici avec « Déconcertation ». Elle a fondé le festival Les Inattendus, destinés aux films (très) indépendants et l’a dirigé de 1997 à 2006. Elle est actuellement directrice artistique de Grand Ensemble – atelier de cinéma populaire fondé en 2006 à Vaulx-en-Velin.

Grand Ensemble est à la fois un espace de production et de diffusion de films indépendants et un lieu d’initiation et d’éducation à l’image. Depuis sa création, l'association a pour ambition de faire exister des films à valeur humaine et sociale ajoutée. Elle défend une approche sensible pour rendre compte des réalités sociales dans leur complexité. Monde du travail, mémoire et histoire, rapports sociaux entre les hommes et les femmes, migrations, transformations urbaines : Grand Ensemble explore des thématiques de manière privilégiée en créant des passerelles avec la recherche. Plus d’infos sur http://www.grandensemble.fr

Les 100 jours 2012


Vendredi 27 janvier - 20h30 - à l'instant Ciné

Porté par un collectif de Poitiers, le projet consiste à réunir 100 réalisateurs français et étrangers à travers la réalisation de 100 courts-métrages documentaires diffusés quotidiennement sur Internet, entre le 27 janvier et le 6 mai 2012.
"Durant cette période, le but est de faire : faire des films et des créations, organiser des diffusions, débattre, faire de la politique. En réinventant notre place, en tant que créateur et spectateur, individu et collectif, nous souhaitons réaffirmer que ce sont les rencontres qui produisent le politique."

Pour présenter le projet 100jours2012, auquel des réalisateurs de Sans Canal Fixe vont participer, SCF va participer :
- La diffusion du premier film de la série 2012 et une présentation du projet.
- La diffusion de 5 films réalisés en 2007 car ce projet avait déjà eu lieu avant le second tour des présidentielles
- Et la diffusion de
Sucre amer un film de Yann le Masson
France - 1963 - 24 min
L'organisation des élections à la Réunion en 1963 au cours desquelles Michel Debré fut élu député avec plus de 85% des voix. Mettant clairement en évidence certains abus commis lors du processus électoral, le film resta longtemps interdit.

Diffusion mensuelle du mois de janvier

Mardi 10 janvier - 20h30
au Café - Comptoir -Colette - Entrée libre

salaam

Salaam Isfahan un film de Sanaz Azari
Belgique - 2010 - 59 min

Sous le prétexte de prendre des photos des passants, la réalisatrice prend le pouls de l'Iran à la veille des élections de juin 2009 qui verront la reconduction de Mahmoud Ahmadinejad au pouvoir. Au cours de la séance photo, un dialogue s'engage qui permet aux personnages de se révéler subtilement. Le film trace le portrait d'une société avant, pendant et après les élections, courte période de rêves où un changement se dessine.

Le retour des mensuelles

2012 va connaître en France des élections présidentielles et législatives, mais aussi des élections présidentielles aux Etats-Unis et en Russie.
Dans les grands médias audio-visuels, la parole politique va être ramenée à des concours de "petites phrases" entre candidats.
Les caméras seront partout mais pour nous montrer quoi, nous dire quoi, nous raconter quoi ?
Aussi, nous avons fait le choix pour nos prochaines séances mensuelles (de décembre à juin) de présenter des films qui aborderont des questions d'ordre politique au sens large, des films qui prennent le temps de recueillir une parole, d'appréhender une situation, d'observer, de se faire une idée, de se questionner, d'être au monde ; (qu'ils aient été tournés en France à la veille des dernières élections présidentielles ou sur la place Tahrir en janvier dernier).


Ce mois-ci

Mardi 6 décembre - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours (en face du pont de fil)

Filmé à droite

"depuis 10 ans, on regarde passer la droite"

filméadroite

un film de Félix Blondel Aymeric Boutard Olivier Daunizeau Brice Kartmann Franck Lecardonnel Maud Martin Cédric Michel Anne Moltrecht Yvan Petit Xavier Selva et Franck Wolff.

Grand-mère au cinéma


Vendredi 25 novembre - 20h30

séance à la Médiathèque François Mitterrand - quartier de l'Europe

Dans le cadre du mois du film documentaire, Sans Canal Fixe propose un programme de trois films dans lesquels, entre observations, confrontations, confusions et transmissions, trois cinéastes filment leur grand-mère, ces drôles de personnages...

En présence d'Yvan petit, réalisateur de Sans Canal Fixe et de Valérie Bert.

tommasina Tommasina, un film de Margherita Spampinato
Italie - 2008 - 19 minutes
Au cours d'une journée, Tommasina, atteinte de la maladie d'Alzheimer, nous confie des bribes de son histoire. "Je suis ce que j'ai oublié" nous dit-elle dans la confusion du présent et du passé.

apreslhiver Après l'hiver, un film de Valérie Bert
France - 2008 - 31 minutes
"Régulièrement, lors de visites à ma grand-mère, je me suis mise à filmer des moments partagés sans réellement penser à l'idée d'en faire un film. J'aimais simplement capter des lieux, attraper des corps, les discussions".

mereamonpere La mère à mon père, un film de Yvan Petit
France -2001 - 15 minutes
"Un jour, en colère, j'ai découpé mon père". (ma grand-mère)

Sans Canal Fixe Sa Toile au Volapük, du 7 au 12 novembre 20112 à Tours

festnov


Avec cette nouvelle édition, Sans Canal Fixe propose un festival à la programmation éclectique, sans thématique particulière, simplement des films documentaires qu'on aime.
Cependant à bien y regarder, on y trouve en filigrane, un questionnement sur l'art et la représentation. En ouverture, un happening cinématographique de et avec Pierre Merejkowsky. Il y questionne les cadres : celui de la normalité, du cinéma, du rapport amoureux, du militantisme, du fonctionnement du monde.
De la nécessité au plaisir, de l'effort au jeu, le programme Courts de danse questionne cette discipline dans ses paradoxes. De son côté, Françoise Poulin-Jacob nous invite à regarder une ville comme une oeuvre d'art, un objet fantasmatique. Dans Voir ce que devient l'ombre, deux artistes se livrent avec grâce et pudeur.
Enfin, les deux derniers films ont en commun d'être composés de fragments d'autres films. Éric Pauwels rêve de tous les films qu'il voudrait faire et nous livre des bribes de films en devenir, et à l'inverse, Claudio Pazienza, travaille au présent des images du passé.

Lundi 7 novembre - 20h30

en présence du réalisateur

Moi, autobiographie 16ème version, un film de Pierre Merejkowsky
(France - 2010 - 58 minutes)
Ce film est une fiction de Pierre Merejkowsky avec Merej. C'est aussi un docuementaire de Merej sur Merejkowsky. C'est enfin un happening cinématographique de Pierre avec et sur Merej.
" Je joue dans mes films depuis vingt-cinq ans. Ce sont des films dans lesquels j'incarne mon militantisme. Pour ce film, je me propose d'aller au bout de ma démarche en donnant toute sa vie au personnage que je suis devenu. Je jouerai donc un rôle, le mien. Mes films n'ont jamais été séparés de ma vie. Ils en sont une extension. Parce que le monde tel qu'il est m'est insupportable, faire des films ou écrire me permet de faire basculer le monde dans un autre monde. Mon personnage épouse mes thèses, mais il me permet d'en rire. Mon personnage prête à rire, son physique, sa maladresse, son bégaiement mais aussi son opiniâtreté, ses contradictions, sa surenchère permanente. Mon personnage est contre tout, y compris lui-même, mais il est aussi porteur d'une utopie et portée par elle. Malgré les difficultés du quotidien, la difficulté d'être cohérent, l'utopie reste belle." (Pierre Merejkowsky)
Depuis une dizaine d'années, Merej vient nous rendre visite avec ses films. A moins que ce soit nous qui lui rendions visite dans ses films?

Mardi 8 novembre - 20h30


Courts de danse
Un programme de films courts mêlant des propositions variées tant du point de vue chorégraphique que cinématographique.
52%, un film de Rafal Skalski
(Pologne - 2007 - 20 minutes)
Devenir danseuse de ballet de l'académie de Saint-Petersbourg.
Dancing taipei, un film de Jean-Robert Thomann
(France - 2009 - 14 min)
24 heures à Teipei sous l'angle des habitants qui dansent.
Le bassin, un film de Philippe Saire
(Suisse - 2008 - 96 minutes)
Trois danseurs et un bassin dans un jardin abandonné d'une ville.
Nora, un film de Alla Kovgan et David Hilton
(États-Unis - 2008 - 35 min)
Le parcours de la danseuse Nora raconté par ses chorégraphies.
La boule d'or, un film de Bruno Delville
(Suisse - 2008 - 15 minutes)
Les gestes des joueurs de pétanque transformés en chorégraphie.

Mercredi 9 novembre - 20h30

en présence de la réalisatrice

Je vous écris du Havre, un film de Françoise Poulin-Jacob
(France - 2011 - 52 minutes)
Septembre 44. En quelques jours, des bombardements anéantissent le centre du Havre. À partir de 1948, une équipe d'architectes et d'urbanistes entreprend de reconstruire la ville. Comment reconstruire quand tout est perdu ? A quoi pense l'architecte devant un champ de ruines ? Qu'est ce qu'une ville "idéale" ? Cette modernité imposée, qu'est-elle devenue ? En 2005, Le Havre est classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Les rues du Havre, ses avenues, ses immeubles, ses commerces, ont le goût de mon enfance. Au Havre, un "je ne sais quoi" n'a pas vieilli, ne s'est pas dénaturé, s'est figé dans le temps. Est-ce la jeunesse de cette ville, fleuron de la Reconstruction et des Trente Glorieuses ? Est-ce le génie d'Auguste Perret qui a voulu construire la ville Idéale ? Est-ce sa musicalité à tous égards ? Ce film est une invitation au(x) voyage(s) dans le temps, dans la ville, dans l'enfance." (Françoise Poulin-Jacob)

Jeudi 10 novembre - 20h30

en présence de Daniela de Felice, monteuse

Voir ce que devient l'ombre, un film de Matthieu Chatellier.
(France - 2010 - 89 minutes)
Deux corps se déplacent dans la pénombre, entre les sources de lumière de cette maison de campagne. Dans l'atelier, les œuvres singulières naissent sous le burin et la plume de Fred Deux et Cécile Reims, deux artistes majeurs qui ont traversé le siècle et survécu à ses horreurs. Impressionnée par la puissance et le grand âge de ces deux personnages, le réalisateurs les filme comme un enfant, avec tendresse et une attention presque sacrée. Dans l'intimité de ce huis-clos, on assiste à la genèse des œuvres, à leur mouvement. Matthieu Chatellier raconte le moment particulier qu'ils sont en train de vivre, celui d'une transmission et d'une dépossession, d'interrogations sur l'après, et enfin de la vieillesse, bien sûr. Cécile Reims dit à un moment : "Dans l'art, on est dans le face à face avec soi".

Vendredi 11 novembre - 17h


Les films rêvés, un film de Éric pauwels
(Belgique - 2009 - 180 minutes)
Les films rêvés, c'est l'histoire d'un homme qui se retire dans la cabane au fond de son jardin. De là, il reçoit des images d'un ami parti en mer, regarde des cartes, reçoit son voisin. Au gré des saisons, il s'abandonne aux voyages, ces voyages que l'on fait autour d'une chambre, en compagnie de souvenirs et d'objets amis. Et surtout, il rêve. Il rêve qu'il fait un film qui contiendrait tous les films qu'il a rêvé de faire. Et tous les voyages. Et chacun de ses rêves est un film, un film rêvé.
Évidemment, cette cabane bleue au fond d'un jardin renvoie à un imaginaire enfantin, aux récits que l'on porte depuis le plus jeune âge. Le film est ainsi un va et vient entre l'imaginaire du cinéaste et celui du spectateur, entre l'ici et l'ailleurs.
Et comme Éric Pauwels situe son cinéma comme un art de la rencontre, l'invitation à prendre place dans le film devient une invitation à prendre place dans le monde.
"Et prenant pied sur cette carte des films rêvés par Éric Pauwels, succombant à l'appel du grand large, du haut chemin, voire du bout du monde, redevenus pour l'heure enfant, chien, esprit, car les histoires captivent les enfants, font sourire les chiens, et parlent aux esprits, rien n'est plus simple alors que de faire un pas en sa compagnie pour le plus merveilleux des voyages, celui qu'ensemble nous serons seul à faire et tellement à partager". (Philippe Simon)

Samedi 12 novembre - 20h30


Archipels nitrate, un film de Claudio Pazienza
(Belgique - 2009 - 62 minutes)
Archipels nitrate rend hommage à la cinémathèque Royale de Belgique, aujourd'hui Cinematek. Une véritable plongée au cœur d'images rares sélectionnées parmi ces films précieusement conservés, que des mains expertes restaurent en coulisses pour leur redonner vie. C'est aussi une plongée dans les souvenirs cinéphiles du réalisateur : "Des images. Avec ou sans sons. Parfois intactes, d'autres fois rayées, virées, presque effacées. Des images par milliers qui reviennent à l'esprit de manière sauvage et incontrôlable. Et sur cet écran-là, des éclats du monde, une idée de l'Histoire, de la beauté. Sur cet écran-là, une part congrue d'humanité. Je suis ce que j'ai vu, dixit Matisse. Mais toutes les images vues ne demeurent pas intactes. Et encore moins l'image de soi. Les temps les traverse, les abîme, les martyrise. Et ce délicat épiderme - le nitrate - en est le symptôme. Archipels nitrate parle de cinéma et de temps sous la forme d'une partition visuelle et fait coexister une centaine de films au sein d'un seul et même."

Informations pratiques


Lieu du festival : Le Volapük - 12 rue Lobin à Tours
Pour ce festival, Sans Canal Fixe est accueilli au Volapük par l'association VPK. Du langage à la voix, à l'écriture et au corps, VPK cherche à faire entendre certaines voix, celles d'artistes qui usent d'une langue nécessairement singulière, c'est-à-dire propre à révéler, à percer, à inventer le réel contemporain.

Tarif : participation libre.

Renseignements / réservations : 02 47 05 24 78 / contact@sanscanalfixe.org / www.sanscanalfixe.org

Sans Canal Fixe est soutenu par la ville de Tours, la DRAC Centre, la Région Centre et le Conseil Général d'Indre et Loire.
Cette manifestation bénéficie du soutien de Centre Images, de l'association VPK, du festival Rayons Frais, de Documentaire sur Grand Écran et s'inscrit dans le cadre du Mois du Film Documentaire, 12ème édition.

Sans Canal Fixe fait sa rentrée



Vendredi 7 octobre - 20h30

Salle Raspail

En 2009, Sans Canal Fixe a accueilli Éric Tellitocci, réalisateur Blésois, en résidence. Cette projection est l'occasion pour lui de venir présenter son travail, ainsi que sa dernière création.

Moi, je sais courir, un film de Éric Tellitocci
moije France - 2009 - 45 min - Les Films d'Été
Pendant deux ans, le réalisateur a suivi un travail de coopération entre la Compagnie du Hasard en France, et deux artistes de la région de Mopti au Mali. Au travers d'une création théâtrale, ayant pour toile de fond les rêves d'un jeune malien, sont évoquées les difficultés d'allers-retours entre le Mali et la France pour ces deux jeunes gens. Ce film n'est pas écrit, mais de façon impressionniste laisse figurer à ses spectateurs ce qu'induit un tel travail entre est et ouest, et se termine en nous embarquant à la manière d'un road movie dans cette partie du Mali, juste à côté de la troupe et de leurs rencontres...

Les Berceuses, un film de Éric Tellitocci
France - 2011 - 35 min - Les Films d'Été
Ce film regroupe 12 berceuses chantées par des parents venus d'ailleurs à leurs bébés nés ici, en France. Les mélodies, les paroles sont différentes et pourtant, de par leurs fonctions, apaiser, calmer, rassurer, faire grandir sereinement, endormir, ou pas, un parfum d'universel s'en dégage. Un pur moment de bonheur et d'intimité.

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Bon été

bonété2011

Les rendez-vous

SCF 17 / programme de films courts
Sans Canal Fixe sa Toile / festival de cinéma documentaire
Le mois du film documentaire / en partenariat avec la médiathèque François Mitterrand

TOUT OUÏE, festival itinérant autour du son, du 22 au 26 juin 2011 à Tours

Tout ouie

Si le cinéma documentaire regarde le monde, on oublie trop souvent qu'il est possible de regarder ce dernier avec les oreilles !


Avec ce festival, Sans Canal Fixe aborde la question du son et de l'écriture sonore.
En effet, si le son est souvent considéré comme le parent pauvre du cinéma, certains réalisateurs lui donnent au contraire, une place particulière et l'envisagent une écriture à part entière.
Nous proposons ainsi une programmation où les films seront tout autant à regarder qu'à écouter. Nous avons souhaité approcher cette question du son au delà du cinéma en proposant également des temps purement dédiés à l'écoute.
À l'arrivée, une programmation éclectique pour aborder le son dans son rapport à l'image et à l'espace : Des projections de films, une conférence illustrée et des écoutes de documentaires sonores, 5 jours / 5 lieux. Des manifestations en salle et en plein air, Des formes d'écoute : assis, allongé sur des chaises longues, ou en marchant.






Mercredi 22 juin - 20h

Projection au Carré Davidson

Les saisons, un film de Artavazd Pelechian
Arménie - 1972 - 30'
Peut-être l'un des plus beau film du cinéaste, c'est en tout cas celui qui assure aujourd'hui une reconnaissance internationale. Les saisons, est un très beau poème où les moments déterminants de l'histoire arménienne sont évoqués, en une vaste parabole, depuis les origines volcaniques jusqu'à la période industrielle. Mais au-delà de cette symbolique où l'on peut lire aussi l'histoire des migrations du peuple arménien, demeurent des séquences étonnantes et inoubliables : l'inertie lente et aventureuse d'une transhumance, des corps en apesanteur, comme passant, infiniment, par-dessus les terres, ou par-dessus les flots, méprisant tous les ancrages, une vision ludique, apaisée, de la moisson et de la fenaison, et ce rythme, surtout, ce rythme qui nourrit l'émotion, sans discours et sans commentaire, et qui fait de toute épreuve le témoignage d'un humanisme salutaire et sublime.
Landscape, un film de Sergueî Loznitsa Allemagne / Russie - 2003 - 60'
Le film s'ouvre sur une série de plans lents et réguliers balayant la campagne russe. Puis, un bourg et un arrêt d'autobus où les gens attendent. Maintenant des visages durs, fermés, crispés par le froid. Sur ces images "muettes", Loznitsa pose sa bande son, construite indépendamment de l'image, comme une partition musicale, constituée de bribes de conversations. Un poème visuel méditatif d'où peut parfois naître, entre l'image et le son, de mystérieuses correspondances.


Jeudi 23 juin - 21h

Déambulation au jardin Botanique

Sans Canal Fixe propose une déambulations dans les allées du jardin botanique en écoutant, au casque, une création sonore issue d'une carte blanche SCF à __À Bout de souffle__.
Bobby, une création À Bout de souffle
2011 - 60'
Cette création doit son sujet au lieu de déambulation. Bobby n'est autre que le fameux phoque, ancien habitant du jardin botanique. La pièce tourne autour de l'histoire muette de l'animal qui se mêle à toutes les histoires. Une histoire qui se tisse à travers ce phoque et charrie toutes sortes de voix. Bobby est la forme passagère de ce que nous n'entendons pas.
Diffusion en partenariat et sur les ondes de Radio Béton. Radio portable et port du casque obligatoire - venir équipé ou nous contacter . Réservation fortement conseillée / jauge limitée


Vendredi 24 juin - 22h

Projection en plein air à l'école Velpeau

Anthem, un film de Bill Viola
États-Unis - 1983 - 11'
Cette pièce de Bill Viola, l'un des pionniers de l'art vidéo, est une réflexion sur l'homme et le matérialisme. Elle est construite autour d'une variation autour d'un son, qui va venir emplir le cadre d'autres images.
Notre pain quotidien, un film de Nikolaus Geyrhalter
Autriche - 2006 - 92'
Nicolas Geyrhalter se dit "fasciné par les espaces que les gens ne sont pas normalement amenés à voir". Il choisit ici de présenter les hauts lieux de l'industrie agro-alimentaire en Europe. Que reste t-il de l'industrie lorsqu'on la prive de discours, lorsqu'on la montre telle quelle ? Il transforme les paysages agricoles industriels en une véritable œuvre plastique, hypnotique et troublante. Une mécanique qui nous rappelle Les temps modernesde Chaplin. Notre pain quotidien en serait le double contemporain, rythmé par les gestes des travailleurs, les bruits des machines et les cris des animaux.


Samedi 25 juin - 14h30/18h30

Conférence au Petit Faucheux

Entendre le cinéma
Conférence illustrée de Daniel Deshays avec entre autres des extraits de films de Fritz Lang, Jacques Tati, Jean Rouch et Chris Maker.
"L'oubli généralisé du son finit par nous interroger. Le son est la conséquence d'un acte qui a eu lieu. Il occupe dans le réel une place d'événement complémentaire. Résonance de tout mouvement, il disparaît à notre conscience en un événement global, dans une fusion mouvement/son. Ce synchronisme qui unit son/image serait-il la raison première de cette disparition ? Comment donc faire apparaître le sonore à notre conscience ? C'est la question que l'on se pose au sortir de la projection, dans ce moment ou rien ne reste en notre mémoire. cette absence doit être également constatée dans la part qu'on lui accorde au cœur même de l'écriture filmique. Là, le son n'est pas pensé comme élément en soi, à partir duquel on pourrait construire, mais comme sonore contingent d'une situation : le son du direct, voir même de son bruitage. Si la pratique se contente de cela, c'est que ces protocoles arrivent trop tard pour faire entrer plus fondamentalement la question du sonore dans l'écriture cinématographique. Pourtant, de temps en temps, et pour des raisons souvent spécifique à un film, le son apparaît comme une place véritable, fortement audible. C'est à partir d'extraits de films que la question de cette place, du sonore sera posée, dans les trois territoires sonores qui le constituent : les voix, les musiques et les bruits."


Samedi 25 juin - 21h

Projection au Petit Faucheux

Le geste sonore, séance consacrée au cinéma de Johan van der Keuken
"Dans le triptyque qu'il consacre à l'œuvre du peintre et poète hollandais Lucebert, la liberté de van der Keuken nous étonne. Suivant la démarche de l'artiste, il active tant par l'image que par le son l'à-plat des images et les espaces extérieurs qui entremêlent leurs couleurs. La confiance mise dans la musique de son temps n'a d'égal que celle qu'il porte aux sons. Si c'est dans le son direct qu'il puise ses énergies, ici les sons se libèrent des liens synchroniques. Dans une autonomie toujours attentive, le geste qui s'adresse tour à tour à l'œil ou à l'oreille domine la toile. Johan van der Keuken nous trace un chemin dans la stratification associée des sons et des images".
Hermann Slobbe, l'enfant aveugle n°2
Pays-bas - 1966 - 29'
johan van der keuken a réalisé un premier film de 30 minutes dans une institution d'enfants aveugles. Au cours du tournage, il remarque Hermann Slobbe auquel il consacre un deuxième film. La forte personnalité d'Hermann se double d'un rapport exceptionnel à la jouissance. Les aveugles apparaissent souvent comme des être introvertis, celui-ci s'éclate en permanence que ce soit dans une recherche sonore éperdue ou dans d'autres challenges. En bon cinéaste, Johan van der Keuken intègre la force d'un tel désir : Herman devient le reporter du film, change de rôle, n'est plus objet. Mais un autre sujet - des événements politiques graves - sollicite le cinéaste. Il s'adresse à Herman "un adieu, charmante petite forme" et passe déjà concrètement aux premières images de son prochain documentaire.
Lucebert, temps et adieu
Pays-bas - 1994 - 52'
Fasciné depuis toujours par l'art de Lucebert (1924 - 1994), l'un des poètes les plus influents de la littérature néerlandaise, également artiste visuel, Johan ven der Keuken lui a consacré trois courts métrages en 1962, en 1967 et en 1994. Ce triptyque est réuni en un seul film dont le dernier volet a été tourné dans l'atelier de Lucebert peu après sa mort.
Temps et travail
Pays-bas - 1999 - 11'
Ce film est un objet filmique, ludique et expérimental. À partir d'image de ses précédents films, van der Keuken y montre les geste répétitifs typiques de toutes sortes d'activités laborieuses rurales, artisanales ou industrielles dans des contextes géographiques complétement différents.


Dimanche 26 juin - 18h

Documentaires sonores sur l'île Simon

Un mouton à vélo, un reportage d'Aline Chambras
Mise en ondes et mix : Charlie Marcelet - production ARTE radio.com - 5'
Depuis plusieurs années, un homme parcourt les rues de Paris à vélo... et en bêlant rès fort ! Surnommé le "vélo-mouton" ou "Monsieur Bêê" par les passants, acclamé ou hué depuis le trottoir, il est une présence sonore familière et mystérieuse du nord-est de la capitale. Qui est-il ? Que veut-il ? Rencontre avec Fréderic Atlan, l'homme qui bêle en pédalant.
Les bergers, un documentaire de Robin Hunziger
Prise de son : Susan Erkalp - Mix : Christophe Ruault - production ARTE radio.com - 19'58
Francis est berger de haute montagne en Ariège, dans les Pyrénées. Estelle est sa jeune stagiaire venue apprendre auprès de lui un métier et une passion. Entre l'ermite bourru et la jeune fille, les échanges sont triviaux, complices, poétiques et taquins... Il faut se lever tôt, se laver à l'eau froide, partir loin dans la montagne ; personne ne songe à se plaindre. Moutons, clochettes et solitude : un grand bol d'air frisé.
L'odyssée d'Elias, un documentaire de Claire Hauter
Mise en ondes et mix : Arnaud Forest - production ARTE radio.com - 18'45
Le cœur endommagé. Pourquoi les hommes quittent-ils leur terre natale, pourquoi s'embarquent-ils sur les mers ? De quoi sont faits leurs rêves ? Elias le Grec apporte une réponse en forme d'Odysée. À 8 ans, il échappe à un destin de berger sur une île des Cyclades. Pour survivre à une déficience cardiaque, il lui faut partir pour la France. Mais Elias reste un homme des îles, bercé par la musique, la poésie et la séduction.
Pêche au son, une création de Marie-Hélène Bernard
Mise en onde et mix : Arnaud Forest - production ARTE Radio.com - 5'30
La pêche est un art de patience. Au son comme à la moule, la pêche exige de la patience et du savoir-faire. démonstration dans le vieux-port de Marseille un jour de mistral.
Manifeste radio, une création de Christophe Rault.
Réalisation et mix : Christophe Rault - production ARTE radio.com - 5'11
Notre manifeste électro pour le "mois de la radio" au Glaz'art. En avril 2003, ARTE Radio est partenaire du "Mois de la radio et de l'underground" au Glaz'art, chouette salle pop de Paris-La Villette. Le jeudi 24, l'équipe d'arte radio était présente pour la soirée du label électro anglais Ninja Tune.


Informations pratiques

Adresses des lieux du festival :
Carré Davidson - 52 rue Georges Sand
Jardin Botanique - entrée boulevard Tonnellé, face à l'entrée de l'hôpital
École Velpeau - accès par la rue Deslande
Petit Faucheux - 12 rue Léonard Vinci
île Simon - accès par le pont Napoléon
Pour les manifestations en plein air, un lieu de repli est prévu en cas d'intempéries.

Tarifs
Participation libre.
Renseignements / réservations
02 47 05 24 78 / contact@sanscanalfixe.org

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Mercredi 15 juin - 22h15 - square Sourdillon (derrière le Petit Faucheux)

mujerhombre

Avant-première de Dialing Diary épisode 1!

un film de Yvan Petit - 2011 - 35 minutes

Dialing Diary de to dial : composer un numéro, et diary, journal intime, est une expression qui n'existe pas mais que l'on pourrait traduire par "composer un journal (filmé) avec des touches".

"Plus je film avec mon téléphone, moins je téléphone".

Un journal filmé / Une histoire à deux qui commence / Des élections présidentielles / Une maison à habiter ensemble / Du cinéma artisanal / Un autre film qui se prépare / Le groupe et l'individu / Du travail, des projections de films / Des voyages / Des fantômes / Des saisons qui passent / Des airs de fête, des lampions, des décorations de Noël / Deux années / Je vais avoir quarante ans / Tentative de définition en basse résolution...

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Diffusion mensuelle du mois de juin

Mardi 7 juin - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours (en face du pont de fil

SCF 17, programme de films courts

À sec de Maud Martin, 20'

El campo de Franck Wolff, 14'
Le camp était là...

La mère à mon père de Yvan Petit, 15'
"Un jour, en colère, j'ai découpé mon père" (ma grand-mère)

Ennemis intérieurs, de Anne Moltrecht, 3'30
Un congressiste du front National nous parle...

Diffusion mensuelle du mois de mai

Mardi 3 mai - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours (en face du pont de fil)

leacock
Soirée hommage à Richard Leacock

Richard Leacock s'est éteint ce 23 mars à la veille de ses 90 ans. Son histoire est intimement liée à celle du cinéma.
En 1935, à 14 ans, il tourne son premier film.
Il étudie ensuite la physique à Harward, ce qui lui permettra presque 20 ans plus tard de mettre au point la technique qui va permettre de synchroniser l'image et le son des caméras légères.
En 1942, il devient reporter de guerre pour l'armée américaine.
En 1946, il est le chef opérateur sur "Louisiana Story" de Robert Flaherty.
Après plusieurs films, il est considéré comme l'un des inventeurs du "cinéma direct" avec, entre autres films, Primary qui suit la campagne des primaires américaines de Kennedy en 1959. Raymond Depardon revendiquera sa filiation au travail de Leacock quand il réalisera en 1974, Une partie de campagne, sur la campagne des présidentielles de Valérie Giscard d'Estaing.
Il a réalisé de nombreux portraits d'artistes (Bernstein, Stravinski, Merce Cunningham, Louise Brooks...) ou des films sur des sujets plus politiques (la peine de mort, le parti républicain, le Ku KU Klan...)
Pendant 20 ans ( de 1969 à 1989), il a dirigé le département Cinéma/Vidéo au prestigieux M.I.T. (Massachusets Institute of Technology).
En 1988, avec sa compagne française Valérie Lalonde, il s'installe en France et c'est l'un des premiers cinéastes à tourner en vidéo. Ils réalisent Les oeufs à la coque. Il devient alors un "filmeur" comme s'est auto-proclamé Alain Cavalier presque 20 ans plus tard. Avec la vidéo, il peut tourner tous les jours et monter ses films à la maison.

Sans Canal Fixe a accueilli Richar Leacock et Valérie Lalonde à deux reprises à Tours. En juin 2002, pour présenter Primary et en novembre 2003 pour une leçon de cinéma, où, 3 jours durant, extraits de films à l'appui, "Rickie" a retracé son incroyable parcours cinématographique.

SCF lui rend ici hommage avec la projection de deux films, dont :

Les oeufs à la coque, un film de Richard Leacock et Valérie Lalonde
(France - 1991 - 84')
Pendant deux ans, Richard Leacock et Valérie Lalonde ont vécu leur petite caméra vidéo 8 amateur en main, comme de simples touristes. Quelques principes de bases pour leur travail : pas d'interview, pas d'éclairage, pas de pied de caméra et ne jamais demander quoique ce soit à ceux qu'ils filmaient. Une seule exception : manger un oeuf à la coque...
Leacock dira de ce film : "c'est le seul documentaire que je connaisse qui ne traite de rien de particulier, si ce n'est de chose que nous aimons".

Diffusion mensuelle du mois d'avril

Mardi 5 avril - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours (en face du pont de fil)

martin





Travailler des images. Accorder ses images à celles filmées par d'autres pour nourrir un propos poétique et politique. Cette séance propose deux films de la même réalisatrice dans lesquels elle développe un processus de fabrication identique pour nous faire part d'un regard singulier.
L'image y est prise comme une matière à partir de laquelle le film est façonné. Film de collage, d'assemblages, où la narration préexiste de moins en moins à l'expérimentation directe du montage. Ne plus raconter une histoire de façon linéaire mais prendre une idée et tourner autour.




De la servitude volontaire, un film de Maud Martin
2009 - 10 minutes
Variation sur le collectif.

Parce que je, un film de Maud Martin
2010 - 40 minutes
Variation autour du corps, du lien, de l'altérité.

Diffusion mensuelle du mois de mars

Mardi 8 mars - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours (en face du pont de fil)

mensuelle mars

L’ Orange et l’Huile de Stefano Savona, Letizia Gullo, Alessia Porto, Ester Sparatore
2010 - Italie - 80 mn
Premiers fragments du projet documentaire de Stefano Savona intitulé "Pain de saint Joseph", dans lequel cent paysans siciliens presque centenaires nous parlent du jour où ils avaient faim et du jour où ils se sont finalement rassasiés. À la fois testament d'une civilisation disparue et moisson tardive d'histoires enfouies, ces témoignages nous dévoilent les passions individuelles derrière la réalité silencieuse de l'exploitation et de la fatigue : dans les mots imprévisibles des protagonistes se dessine l'aventure héroïque de la subsistance. Loin des stéréotypes bucoliques ou de la rhétorique du travail rédempteur, ces récits picaresques à la première personne dévoilent un paysage inédit.

Filmer la droite : 10 ans d'humour à Tours.

collectif Sans Canal Fixe, 2010, 55 minutes
À l'occasion du week-end de soutien à la manifestation "Débattons dans les rues", Sans Canal Fixe présente une étape de montage d'un film rassemblant des courts-métrages sur la visite à Tours d'hommes politiques de droite entre 1999 et 2006.
Pour plus de renseignements sur le week-end de soutien à "Débattons dans les rues", rendez-vous sur leur site debattonsdanslesrues.free.fr

Diffusion mensuelle du mois de février

Mardi 1er février - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours :

pollet

Jean-Daniel Pollet a bâti une œuvre complexe d'une vingtaine de films, qui expérimente les formes et les genres et se divise en deux courants. L'un, plus "réaliste", compte cinq films centrés sur un personnage de timide, d'un burlesque sans équivalent. L'autre, plus "poétique", esthétiquement plus novateur, avec des films-essai et des films-errance tels que Méditerranée et l'ordre.

Méditerranée
France - 1963 - 44 minutes
Sur un texte de Philippe Sollers, Jean-Daniel Pollet nous emmène dans un périple autour de la Méditerranée : visions furtives de jardins, de portiques, de corridas, de masques funéraires qui ont le mystère éclatant d'un lieu de béatitude éternel opposées au visage serein d'une jeune femme sur une table d'opération.
"Pour Méditerranée, j'ai fait un voyage de trois mois et demi, parcouru quinze pays autour du bassin méditerranéen, mais j'ai refusé d'emblée de faire un documentaire". J.D. Pollet
"Méditerranée est un ensorcelant poème, habité par l'intuition d'un immémorial devenir-ruine du monde et scandé par le roulis régulier des mots de Philippe Sollers". Les Inrocks, 2001.

L'ordre
France - 1974 - 42 min
En 1904, l'état grec décide d'enfermer les lépreux et les parque dans l'île de Spinalonga pour qu'ils finissent leurs jours, dangereux pour la société, donc isolés. Ils s'installent sur l'ile et s'organisent une vie. Plus tard, on trouve un moyen de lutter contre la maladie. Les lépreux ne sont plus des condamnés, plus de raison de les enfermer. En 1956, on les déplace vers un hôpital près d'Athènes pour qu'ils se réadaptent avant de retourner dans le monde. Mais voilà, ils ne retournent pas dans le monde... En 1974, face à la caméra, un lépreux grec, Raimondakis, raconte ses longues années à Spinalonga. Plus qu'un film sur la maladie ou l'enfermement, L'ordre pose les questions du regard et de la trahison.

Diffusion mensuelle du mois de janvier

Mardi 4 janvier - 20h30 - Entrée libre - Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours :

valvert

Valvert de Valérie Mréjen
France - 2008 - 52 minutes

Valvert est un hôpital psychiatrique de Marseille crée au milieu des années70, dans un esprit d'ouverture et de libre circulation. Le film, à travers une observation du quotidien, dresse un portrait de l'endroit en mêlant entretiens avec des soignants et scènes de la vie des patients. Dans une ambiance résolument éloignée du modèle asilaire, cette circulation met en valeur différents comportements de la folie ordinaire.

Genèse du projet
Confrontés à l'arrivée de jeunes générations d'infirmiers diplômés d'État, qui ne reçoivent plus aujourd'hui de formation spécifique et arrivent souvent en psychiatrie sans avoir été préparés ou confrontés à l'univers de la folie. Des infirmiers et des psychiatres conscients de vivre aujourd'hui un moment charnière entre deux époques, se sont mis en relation avec le Bureau des Compétences et Désirs qui travaille avec la Fondation de France sur un programme intitulé "Nouveaux commanditaires". Leur rôle est de mettre en relation commanditaires et artistes sur différents projets, en essayant de faire correspondre au mieux les attentes des uns avec l'univers des autres. Ainsi, l'artiste Valérie Mréjen (plasticienne, romancière, vidéaste et documentariste) a été mandaté pour réaliser un film documentaire sur la mémoire de l'institution et ses perspectives d'avenir.

Diffusion mensuelle du mois de décembre

À partir du mois de décembre, les réalisateurs de Sans Canal Fixe vous proposent une diffusion mensuelle le premier mardi de chaque mois au Café-comptoir Colette, 57 quai Paul Bert à Tours.

Mardi 7 décembre - 20h30 - Entrée libre :

kashima
Kashima Paradise de Yann le Masson et Bénie Deswarte
1973 - 90 minutes
Au début des années 70, alors que le Japon est tiraillé entre tradition et modernité, "Kashima Paradise" suit la lutte de paysans pour sauver les terres. Cette lutte est vue à la fois comme une étude sociologique et un western.

SANS CANAL FIXE SA TOILE


afffestnov

Du 10 au 14 novembre
Cinéma documentaire indépendant
festival itinérant à Tours
tarif : participation libre



Sans Canal Fixe reprend les festivités.
Au Fond, juste une envie : celle d'un festival itinérant qui proposerait une sélection éclectique, sans thématique particulière, simplement des films documentaires qu'on aime.
Novembre. L'expédition a lieu dans plusieurs cafés complices où Sans Canal Fixe sa toile.
On parcourt des époques, on croise des regards. De la Chine aux Moyen-Orient, de la Moldavie à la province belge en passant par les côtes françaises... Voyage autour (au centre ?) de la terre.

Mercredi 10 novembre

Au Serpent Volant, 54 place du grand marché
21h

Pays de Cocagne un film de Pierre Etaix
(France - 1971 - 80 minutes)
Au lendemain de Mai 68 et des premiers pas de l'homme sur la lune, Etaix rencontre les français sur leurs lieux de vacances. Plage, camping, radio-crochet... C'est l'occasion d'établir une radiographie de notre société qui va du burlesque involontaire de la vie quotidienne à la critique grinçante de la consommation de masse. Ce regard d'un idéaliste déçu, se faisant le miroir de la sauvagerie sociétale qui l'entoure, annoncera le dernier film à ce jour de Pierre Etaix. Ce qui est génial est effrayant dans Pays de Cocagne, c'est que 40 ans plus tard nous nous retrouvons exactement avec les mêmes problématiques qu'à l'époque : la culture de masse, la publicité, la pollution, la sexualité, l'élitisme politique, la famine, le star-system...

Jeudi 11 novembre

À l'Instant Ciné, 3 rue Bernard Palissy
21h
En présence du réalisateur

Wittstock, Wittstock un film de Volker Koepp
(Allemagne - 1997 - 119 minutes)
Ce film est le der,nier volet de la trilogie - dont les deux premiers sont proposé début novembre - et intégre des images des films précédents. Ainsi, sur prés de 20 ans, ces femmes parlent de leur travail, de l'amour, de leurs espoirs, mais aussi des changements survenus dans leur pays. Les liens de complicité et de confiance crées au fil des ans entre le réalisateur et ses quatre personnages font de ce film un portrait croisé d'une grande tendresse.

Vendredi 12 novembre

Au Café Comptoir Colette, 57 quai Paul Bert
21h

Le pont des fleurs un film de Thomas Ciulei
(Roumanie - 2008 - 87 minutes)
Dans une ferme, comme dans beaucoup d'autres en Moldavie, la femme est partie travailler à l'étranger dans l'espoir d'un espoir d'un avenir meilleur pour ses enfants. Costica, le père met un point d'honneur a bien élever ses trois enfants. Il surveille leurs études, leur coupe les cheveux, leur fait la lecture et les mobilise pour les travaux de la ferme, le ménage, la cuisine. L'éloignement de la mère est pallié par une organisation collective du travail. Peu à peu, les corvées se muent en jeux, leur vie devient une pièce de théâtre.

Samedi 13 novembre

Au Joulins, 18 rue de la Paix
17h

Disorder un film de Huang Wenhai
(Chine - 2009 - 61 minutes)
Disorder est composé de séquences très courtes, il propose un montage/puzzle d'images en noir et blanc charbonneuses, presque surréalistes. Le territoire où s'entrechoquent des égarés, animaux et humains, c'est la ville du réalisateur, celle de Guangzhou. En Chine. Collage de situations tantôt anodines, tantôt tragiques voire violentes, qui se répètent et fabriquent peu à peu un tout urbain anxiogène, une idée du chaos. Des images tournées entres autres par des amateurs, d'où émergent peu à peu les absurdités d'une Chine en pleine mutation.

Dimanche 14 novembre

Au Café Narbey, 9 rue de la monnaie
17h
En présence de Tahelh Daryanavard

Avant que les murs tombent un film de Ève Duchemin
(Pays-bas - Belgique - 2008 - 27 minutes)
Près de Charleroi, Colin vit seul avec sa mère dans une maison insalubre, qui s'effondre chaque jour, un peu plus. Face à la misère, il écrit avec ses potes dans sa chambre, devenue pour l'occasion, une maison de jeunes improvisée. Du rap comme exutoire et comme nécessité.

Safar un film de Tahleh Daryanavard
(Belgique - 2010- 55 minutes)
Gare de Téhéran, Fatema attend ses deux amies et compagnes de voyage, Asma et Anima. Les trois jeunes femmes, étudiantes ou récemment diplômées, rentrent dans leur village natale. Elles entreprennent ce long trajet en train et traverse l'Iran, du nord au sud. Ce retour devient pour elles le moment où apparaissent les souvenirs, les doutes, et questionnements sur leur vie passée et future. Nous les accompagnons dans cet espace propice aux confidences.

Le programme en format PDF est disponible sur simple demande à l'adresse suivante : contact@sanscanalfixe.org

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Le mois du film documentaire

grologomoisdoc




Les Chroniques Géopoétiques de Volker Koepp


En 1984, le cinéaste Volker Koepp est chargé par la DEFA, organisme officiel du cinéma de l'ex Allemagne de l'est, de filmer la chronique ouvrière d'une usine de textile à Wittstock. Parmi le personnel, il choisit quatre ouvrières dont il va décrire l'évolution personnelle et professionnelle. Après la chute du mur, il retourne tourner à Wittstock. Ainsi, dans ces trois films, nous suivons ces femmes sur près de 15 ans. Les liens de confiance et de complicité crées au fil des ans entre le réalisateur et ses quatre personnages font de ces films un portrait croisé d'une grande tendresse.
Bien que ces films s'inscrivent dans une trilogie, ils peuvent être vus séparément.

À L'Instant Ciné, 3 rue Bernard Palissy - Toutes les séances ont lieu à 21h
Participation libre
Mardi 2 novembre
Leben in Wittstock (Vivre à Wittstock) - 1984 - 85 minutes
Ce premier volet de la trilogie, nous fait rencontrer les quatre ouvrières que nous retrouverons par la suite. Dans, ce film, elles sont jeunes, parlent de leur vie à Wittstock, de leur travail, de l'amour, de leurs espoirs...
Jeudi 4 novembre
Neues aus Wittstock (Du nouveau à Wittstock) - 1990 - 96 minutes
Un an après la chute du mur de Berlin, Volker Koepp retrouve les ouvrières d'OTB. Après avoir subi les incohérences du régime communiste dans l'organisation du travail, elles découvrent la dure loi du libéralisme.
Jeudi 11 novembre
Wittstock, Wittstock - 1997 - 119 minutes
Dans ce dernier volet, Volker Koepp revient sur les changements survenus dans la vie de ces ouvrières et particulièrement les bouleversements entraînés par la réunification. En présence du réalisateur

Séance Jeune Public


Mercredi 17 novembre
Cinémas Studio - tarifs Studio
14h15
Rivers and tide de Thomas Rieddelsheimer
(Allemagne - Finlande - Grande-Bretagne - 2004 - 90 minutes)
Andy Goldworthy est un artiste écossais adepte du Land Art. Il crée des œuvres fascinantes à partir d'éléments naturels. Ses matériaux, la glace, la pierre, les feuilles, le bois, la mer ou la rivière constituent ses sources d'inspiration. Les sculptures qu'il façonne ont la particularité d'êtres éphémères, rattrapées par la marée ou dispersées par le vent. La beauté des images du film a su rendre hommage à la singularité du travail de cet artiste.
Ce film est destiné à tous les publics à partir de 8 ans.

Dans le cadre du festival "Plume d'Afrique"


Jeudi 18 novembre
Médiathèque de la Riche - Entrée libre
19h
Kafka au Congo de Marlène Rabaud et Arnaud Zajtman
(Belgique - 2010 - 59 min)
Gorette Mawazu s'est fait voler sa parcelle. Trop pauvre pour s'offrir les services d'un avocat, elle se défend seule, depuis quinze ans, devant les tribunaux de son pays, la République Démocratique du Congo. Dans le même temps, le député Bahati Lukwebo, en charge des finances de l'Assemblée Nationale congolaise, tente de conserver ce poste très convoité. Mais comment défendre ses droits ou se faire élire dans un pays où la corruption a été érigée en mode de fonctionnement ? Entre humour et consternation, __Kafka au Congo__ est un voyage dans les méandres de la justice et les coulisses de la politique.

Courts de Danse


Vendredi 19 novembre
Médiathèque François Mitterand - Entrée libre
20h30
Programme de films courts mêlant des propositions variées tant du point de vue chorégraphique que cinématographique.
Nora de Alla Kovgan et David Hinton
(États-Unis - 2008 - 35 minutes)
Le parcours de la danseuse Nora raconté par des chorégraphie.
Dancing Tapei de Jean-Robert Thomann
(France - 2009 - 14 minutes)
24 heures à Tapei sous l'angle de ses habitants qui dansent.
Le bassin de Philippe Saire
(Suisse - 2008 - 15 minutes)
Trois danseurs et un bassin dans un jardin abandonné d'une ville.
La boule d'or de Bruno Deville
(Suisse - 2008 -15 minutes)
Les gestes des joueurs dez pétanque transformés en chorégraphie.
52 % de Rafal Skalski
(Pologne - 2007 - 20 minutes)
52 % suit le parcours, d’Alla, fillette qui veut devenir danseuse de ballet, au concours d’entrée de la célèbre académie de St Petersbourg.

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CINÉ-TRACTS EN PLEIN AIR


cessezdericaner
VENDREDI 17 ET SAMEDI 25 SEPTEMBRE 2010
à 21h00, cour de l'école Raspail
entrée au 3 place Raspail
Un lieu de repli est prévu en cas de pluie
La séance : 2/4 €

VENDREDI 17 SEPTEMBRE : CINÉ-TRACTS / FILMS-LETTRES

Ciné-tracts, films-lettres, politiques et contestataires, films où s'élève la voix des cinéastes. Autant d'adresses au spectateur, souvent violentes, parfois poétiques (mais les deux ne sont pas incompatibles). Un cinéma d'alerte, qui crie, conteste et trublionne "l'ordre des choses".

Jean Royer et l'art - SCF - Cédric Michel et Franck Lecardonnel (France - 2006 - 6 min)
Les gros mots du baron - Collectif SCF (France - 2003 - 2 min)
La langue du capital, de la finance et des libéraux renvoyée en boomerang à son expéditeur
Le brame du cerf - Bernard Cerf (France - 2002 - 5 min)
Réalisé après le 21 avril, entre les deux tours des élections présidentielles de 2002
Rendez-nous nos fréquences - Pierre Merejkowsky (France - 2001 - 6 min)
Loft story est une attaque personnelle contre moi-même, je réagis donc devant les studios M6.
C'est la guerre - Pierre Merejkowsky (France - 2001 - 13 min)
Lecture d'un texte contre les critiques de cinéma dans les rédactions des Cahiers du Cinéma, du Monde, de Libération, de Télérama.
Commémoration - Jean Riant (France - 2005 - 7 min)
Deux ou trois fois par an, les assassins fêtent leurs victimes.
Le temps des bouffons - Pierre Falardeau (Québec - 1985 - 15 min)
Même après la décolonisation, les maîtres jouent le rôle des maîtres et les esclaves celui des esclaves.
Vous vous levez et ils applaudissent - Pierre Merejkowsky (France - 2002 - 32 min)
Vous vous levez. Et ils applaudissent. dit le bénévole sous payé avant de présenter mon film au public.

SAMEDI 25 SEPTEMBRE : QUE FAIRE ?
un film de Pierre Merejkowsky, en présence du réalisateur.

France - 2008 - 75 min

Dans l'ancienne Russie, à l'aube de la révolution bolchévique, les Tolstoïens, les Narodniki, ont quitté leur famille. Loin des salons, loin des amours faciles, sans un regret, ils ont abandonné les études de piano classique, ils sont partis à la campagne. Ils attendaient d'une rencontre avec les Moujiks, le déclenchement de la Révolution Universelle. Aujourd'hui dans notre société parisienne, les nouveaux Narodniki cherchent à s'écarter du chemin artistique que balise le respect des convenances de leur classe sociale. Des poubelles de Zalea TV (Stalingrad) aux rives glacées de la Neva à Saint Petersbourg, en passant par la centrale nucléaire de Chinon, Pierre Merejkowsky entame un exil intérieur dans cette terre chargée du passé de ses dissidents héroïques qui avaient rompu avec le nihilisme de la folie occidentale.

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Sans Canal Fixe au fesival Rayons Frais - Les arts et la ville

a propos de nice

En partenariat avec le festival Rayons Frais - Les arts et la ville, Sans Canal Fixe propose deux rendez-vous placés sous le signe de la ville au cinéma les 15 et 16 juillet, Cour du Conservatoire à Rayonnement Régional.





Jeudi 15 juillet, 0h00 :

A propos de Nice, un film de Jean Vigo
France-1929-25 minutes
Retour à New-York, un film de François Reichenbach
France-1963-12 minutes
Un moment de silence, un film de Johan van der keuken
Pays-Bas-1963-10 minutes
Le ventre de l'Amérique, un film de Luc Moullet
France-1995-25 minutes

Vendredi 16 juillet, 22h30 :

Les Demoiselles de Rochefort, un film de Jacques Demy France-1967-120 minutes

www.rayonsfrais.com

SCF au CCC : Ciné-tracts / films-lettres


ccc
DU MERCREDI 9 JUIN AU VENDREDI 18 JUIN
Centre de Création Contemporaine - 52 rue Marcel Tribut à Tours
Diffusions des films en boucle entre 14h et 18h. Entrée libre


Sans Canal Fixe revisite son travail de programmation dans un cadre spécifique, le CCC, et tente une dialogue entre cinéma documentaire, cinéma expérimental, installation ou performance, à travers 10 films Ciné-tracts, films-lettres, politiques et contestataires, films où s'élève la voix des cinéastes.

Mercredi 9 juin :
Jean Royer et l'art - SCF - Cédric Michel et Franck Lecardonnel (France - 2009 - 6 min - vidéo)
Les gros mots du baron Collectif SCF (France - 2003 - 2 min - vidéo)
La langue du capital, de la finance et des libéraux renvoyée en boomerang à son expéditeur.
Afrique 50 (1) René Vautier (France - 1950 - 15 min - 16mm)
Le premier film-pamphlet anticolonialiste français consacré à l'Afrique noire.

Jeudi 10 juin :
Afrique 50 (1) René Vautier (France - 1950 - 15 min - 16mm)
Le premier film-pamphlet anticolonialiste français consacré à l'Afrique noire.
Le brame du cerf (1) Bernard Cerf (France - 2002 - 5 min - 16 mm)
Réalisé après le 21 avril, entre les deux tours des élections présidentielles de 2002

Vendredi 11 juin :
Le brame du cerf (2) Bernard Cerf (France - 2002 - 5 min - 16 mm)
Réalisé après le 21 avril, entre les deux tours des élections présidentielles de 2002
Rendez-nous nos fréquences (1) Pierre Merejkowsky (France - 2001 - 5 min 40 - vidéo)
Loft Story est une attaque personnelle contre moi-même, je réagis donc devant les studios de M6

Samedi 12 juin :
Rendez-nous nos fréquences (2) Pierre Merejkowsky (France - 2001 - 5 min 40 - vidéo)
Loft Story est une attaque personnelle contre moi-même, je réagis donc devant les studios de M6
C'est la guerre (1) Pierre Merejkowsky (France - 2001 - 12 min 50 - vidéo)
Lecture d'un texte contre les critiques de cinéma dans les rédactions des Cahiers du Cinéma, du Monde, de Libération, de Télérama.

Dimanche 13 juin :
C'est la guerre (1) Pierre Merejkowsky (France - 2001 - 12 min 50 - vidéo)
Lecture d'un texte contre les critiques de cinéma dans les rédactions des Cahiers du Cinéma, du Monde, de Libération, de Télérama.
Commémoration (1) Jean Riant (France - 1985 - 7 min - Super 8)
Deux ou trois fois par an, les assassins fêtent leurs victimes

Mercredi 16 juin : rencontre avec l'équipe de Sans Canal Fixe
Commémoration (2) Jean Riant (France - 1985 - 7 min - Super 8)
Deux ou trois fois par an, les assassins fêtent leurs victimes
Le Traîneau-échelle (1) Jean-Pierre Thiébaud (France - 1971 - 8 min - 16 mm)
Le Traîneau-échelle est un cri, le cœur mis à nu d'un homme qui se relevait la nuit pour compter les B52 partis noyer un peuple sous une pluie de napalm.

Jeudi 17 juin
Le Traîneau-échelle (2) Jean-Pierre Thiébaud (France - 1971 - 8 min - 16 mm)
Le Traîneau-échelle est un cri, le cœur mis à nu d'un homme qui se relevait la nuit pour compter les B52 partis noyer un peuple sous une pluie de napalm.
Le Temps des Bouffons (1) : Pierre Falardeau (Québec - 1985 - 15 min - 16 mm)
Même après la décolonisation, "les maîtres jouent le rôle des maîtres et les esclaves celui des esclaves"

Vendredi 18 juin :
Le Temps des Bouffons (2) : Pierre Falardeau (Québec - 1985 - 15 min - 16 mm)
''Même après la décolonisation, "les maîtres jouent le rôle des maîtres et les esclaves celui des esclaves"'
Vous vous levez et ils applaudissent Pierre Merejkowski (France - 2002 - 32 min - 16mm)
"Vous vous levez. Et ils vous applaudissent" dit le bénévole sous payé avant de présenter mon film au public"

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NOMENSLAND : 20 mai au Bateau Ivre, Ciné-concert entre PONEY CLUB & SANS CANAL FIXE

flyPONEY_01_verso.jpg + 1ère Partie. : ORANGE BOREALE
Jeudi 20 mai – 21h
Orga : Sans Canal Fixe
Tarif : 10 € (PT) / 8 € (TR)

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CHERS PARENTS : Projections du 29 avril au 2 mai


chers parents

Au Volapük - Tours

Sans Canal Fixe

propose

Jeudi 29 avril à 20h30

Grey Gardens un film de Albert Maysles, David Maysles et Charlotte Zwerin
(États-Unis – 1976 – 100 min)
Edith Beale et sa fille Edie, (tante et cousine de Jackie Kennedy) vivent dans un quartier chic à “Grey gardens” une villa de 28 pièces qui tombe en ruine. Elles évoluent dans leur propre univers quasiment sans contact avec le monde extérieur jusqu’à ce que les frères Maysles arrivent avec leur caméra. Ce film est une histoire d’amour douce-amère, celle d’une relation complexe et hystérique entre une mère et sa fille, avec toute leur rancœur, leur frustration, leurs rêves brisés, leur inadéquation au monde, leur excentricité et peut-être leur folie. Drôle, dévastateur, surréaliste et fascinant, ce film des frères Maysles est devenu un film culte du documentaire américain.


Vendredi 30 avril à 20h30
Séance en présence de Georgi Lazarevski sous réserve

Dans ses bras de Naomi Kawase
(Japon – 1992 – 40 min)
Élevée par ses grand-parents après le divorce de ses parents, alors qu’elle est encore enfant, Naomi Kawase décide vingt ans plus tard de partir avec sa caméra à la recherche de son père qu’elle n’a jamais connu. Avec pudeur et sensibilité, elle tente, à travers ce parcours, de retrouver les souvenirs de son enfance. Le récit, composé d’images fragmentaires, souvent énigmatiques, collages d’impressions et de sensations, nous interroge avec force sur l’identité et le bonheur.

Voyage en sol majeur de Georgi Lazarevski
(France - 2006 - 54 min)
Aimé, 91 ans, part au Maroc avec son petit-fils Georgi, réalisateur et photographe. Violoniste professionnel, marié à Alice, il a rêvé toute sa vie de faire un grand voyage. Mais Alice n'est pas une aventurière : elle aime surtout s'asseoir dans un fauteuil confortable et écouter de la musique classique. Finalement, après une vie passée à ne pas oser, Aimé saute le pas. Avec une joie d'enfant, il savoure chaque minute, chaque péripétie de son voyage, du péage sur l'autoroute aux tables marocaines, de la cabine du bateau aux promenades dans le désert. Par petites touches, il se confie… En contrepoint du périple d'Aimé, quelques séquences montrent Alice parlant, avec espièglerie et nostalgie, de sa vie, de son mariage, de la vieillesse…


Samedi 1 mai à 17h

Dans le silence du monde de Naomi Kawase
(Japon - 2001 - 50 min)
Le film reprend, neuf ans après, là où s’était arrêté Dans ses bras (diffusé la veille). Par un message téléphonique, Naomi Kawase apprend la mort de son père. Déterminée à découvrir qui était son père, elle interroge sa mère et essaie de démêler progressivement son histoire familiale. Après une première partie de film où la caméra, furtive et mouvante, transcrit cette recherche, la narration change de ton et se fixe en un lieu unique, chez un tatoueur. Cette rencontre s‘avérera déterminante.

Libro Nero de Daniela de Felice
(France - 2007 - 20 min)
À travers le portait de son grand-père et plus encore de sa mère dont elle assume l'histoire, Daniela de Felice compose un essai personnel sur le fascisme tel qu'il imprègne l'enfance et contamine le quotidien.


Samedi 1 mai à 20h30

Armando et la politique de Chiara Malta
(France/Italie - 2008 - 73 min)
Un beau jour, Silvio Berlusconi est entré dans les foyers italiens. Il a même réussi à franchir des murs réputés impénétrables comme ceux de la famille de Chiara Malta. La jeune femme, aujourd'hui, n'arrive pas à comprendre comment son père, Armando, orphelin qui avait trouvé dans le socialisme une famille de substitution, a pu retourner sa veste et voter pour Berlusconi. Et il y a en Italie des millions d'Armando. Pour Chiara, il s'agit d'un mystère qu'elle cherche à éclaircir.


Dimanche 2 mai à 15h
Séance en présence d'Amaury Brumauld

Pioneers de Charles Fairbanks
(États-Unis - 2008 - 43 min)
Charles Fairbanks essaie de comprendre les univers différents de ses parents, l’agriculture industrielle de son père et la spiritualité New Age de sa mère. Des émotions fortes et des images radicalement subjectives nous plongent dans des terrains inconnus au coeur de l’Amérique profonde.

Une ombre au tableau de Amaury Brumauld
(France - 2008 - 52 min)
Un fils retrouve sa mère dans son atelier. Atteinte d'une maladie apparenté à Alzheimer, elle n'arrive plus à peindre. Ensemble, ils décident de se remettre au travail malgré les gestes qui se perdent. Le réalisateur nous entraîne peu à peu dans un périple déroutant entre fiction et documentaire où passé et présent, peintures, dessins et prises de vues réelles se mélangent.


Dimanche 2 mai à 18h

East in paradise de Lech Kowalski
(États-Unis - 2005 - 105 min)
Dans la première partie d'East of Paradise, le réalisateur donne la parole à Maria Kowalski, sa mère, qui évoque ses années de guerre. Avec une grande précision, elle conte sa déportation de Cracovie aux goulags soviétiques, survenue au début de la Seconde Guerre Mondiale. Comme défié par la profondeur et la portée de l'horreur et de la tragédie vécues par sa mère, Kowalski revisite son propre passé mouvementé. Réutilisant des images de ses films précédents, il montre les ghettos sociaux du porno et de la drogue. Il interroge alors sa propre histoire au regard de celle de sa mère. (Attention, certaines images peuvent choquer)

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UN SECRET, DES SECRETS : Projections le mardi 30 mars 2010 à 20h30


un secret, des secrets

À la Médiathèque François Mitterand,

Sans Canal Fixe

propose

Mardi 30 mars 2010 à 20h30
dans le cadre de l'atelier de programmation qui s'est déroulé en 2009 (voir lire la suite)


Les secrets de Tony Quéméré
(France - 2007 - 25 min)
À travers la lettre d'un père à sa famille qui va naître, le réalisateur brosse le portrait acide d'une famille du fin fond de la Bretagne. Pour qu'elle sache d'où elle vient, il ne lui cache rien et n'épargne personne, avec cynisme et humour...


Un secret bien gardé de Patrick Prado
(France - 2008 - 38 min)
"C'était la fin des paysans; ils étaient partis du village et nous, nous arrivions chez eux. Ils ne sont jamais revenus; nous nous sommes installés à leur place. Une population est remplacée par une autre, un sauve qui peut général, un village siphonné. Le village s'apelle Névédic, en Bretagne. Nous allions vers des temps nouveaux, que nous refusions obstinément. Le joli mai 68 était passé par là. Par quoi allions-nous remplacer la vie paysanne qui disparaissaient peu à peu ? Nous n'en avions aucune idée pendant que s'élevaient partout les accents accablants et menaçants de la modernité. Que venions-nous donc faire ici, sinon tenter une utopie comme on en tente une à chaque génération. Nous n'étions pas vraiment sortis de l'enfance, et nous croyions pouvoir nous rendre maître de notre temps et de notre propre vie" ( Patrick Prado )

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ETHNOGRAPHIE RAPPROCHÉE : Projections les vendredis 5 et 19 février


Microsoft Word - Affiche SCF.doc

Dans les locaux du Centre social Sam'ira à Tours

Sans Canal Fixe

propose

Vendredi 5 février à 20H

Lettre de l'étranger de Renaud Jeanne, Verdu Mampasi et Pépiang Toufdy
(France - 2006 - 11 min)
Lettre filmée entre France et Afrique; histoire d'un fils racontée à sa mère pendant que la France légifère.
Film réalisé dans le cadre d'un atelier de réalisation encadré par Sans Canal Fixe.

Enfant immigré de Pépiang Toufdy
(France - 2008 - 34 min)
Entre autobiographie et fiction, à travers une lettre filmée, le réalisateur nous raconte le parcours d'un jeune africain arrivé récemment en France.
Ce film tente de faire entrevoir ce que veut dire être immigré.
Premier film d'un jeune réalisateur accueilli en résidence à Sans Canal Fixe en 2007.

Vendredi 19 février à 20H

Jaguar de Jean Rouch
(France - 1954-67 - 89 min)
Sorte de road movie à pied, le réalisateur nous raconte le voyage de trois amis, Damouré, Lam et Illo, en direction de la Gold Coast, où ils espèrent bien, en quelques mois, faire fortune afin de rentrer grandis dans leur village.

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FILMER SA FAMILLE : Séminaire et projections animés par Patrick Leboutte, le 23 et 24 janvier

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Locaux de la Cie Off et du pOlau - St-Pierre-des-Corps

Sans Canal Fixe

propose

Samedi 23 janvier

10h - Séminaire
Sans Canal Fixe par Sans Canal Fixe

14h30 - Séminaire
Diffusion de films proposés par SCF et échanges

20h30 - Projection
Soirée “mes chers aïeux
Avrum et Cipojra un film de Joseph Morder (France - 1973 - 10 min)
“Une journée à Belleville où j’ai filmé mes grands-parents, un couple de vieux juifs polonais.”
Papy et mamie un film de Michael Lheureux (France - 2005 - 77 min)
Le Havre, une petite maison, les grands-parents du réalisateur habitent là depuis 50 ans. Aujourd'hui Papy déraille, Mamie s'éteint et leurs six enfants sont confrontés au départ inévitable de leurs parents pour la maison de retraite. Mais papy ne compte pas se laisser faire ! Un regard tragi-comique, toujours juste, sur la vie de famille.

Dimanche 24 janvier

10h - Séminaire
Films proposés par Patrick Leboutte et échanges

14h30 - Séminaire
Films proposés par Patrick Leboutte et échanges

18h - Projection
Soirée Claudio Pazienza
Tableau avec chutes de Claudio Pazienza
(Belgique - 1997 - 103 min)
“Ce film est constitué d’un mélange de divers éléments : un journal que j’ai tenu, une série d’entretiens avec le Premier ministre belge, des chômeurs, des psychanalystes, mes parents… et, enfin, une enquête autour du tableau Paysage avec la chute d’Icare de Bruegel."
C’est dans ce film, réalisé en 1997, qu’apparaissent pour la première fois les parents de Claudio Pazienza avant qu’ils ne deviennent des personnages récurrents de son oeuvre.

21h - Projection
Soirée Claudio Pazienza
Scène de chasse au sanglier de Claudio Pazienza
(Belgique - 2007- 46 min)
Une chasse au sanglier, le savoir-faire d’un taxidermiste et une reproduction fidèle du fusil chronophotographique d’Etienne Jules Marey sont les prémisses d’un voyage à la fois intimiste et poétique. Claudio Pazienza a perdu son père.
Méditation sur les images et sur le souhait de demeurer inconsolable.

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Dans le cadre du Mois du film documentaire, SCF vous propose 3 rendez-vous :

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  • Mardi 10 Novembre à 20h30

Diffusion de cinq films courts de Jean Painlevé
(durée totale: 72 minutes)
En partenariat avec la Médiathèque François Mitterrand - 02 47 54 30 42
Tours-Nord / Quartier de l'Europe
Entrée libre

  • Mercredi 11 novembre à 14h15

"Nanouk l'esquimau" de Robert Flaherty
(États-Unis - 1922 - Muet - 50 minutes)
En partenariat avec les Séances Jeune-Public des Cinémas Studio
Rue des Ursulines - Tours
http://www.studiocine.com

  • Jeudi 26 novembre à 20h30

"Le Mur (Die Mauer)" de Jürgen Böttcher
(Allemagne - 1990 - 99 minutes) En partenariat avec la Médiathèque de la Riche
-02 47 76 60 80
Place du Maréchal Leclerc
Entrée libre

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“Recyclage artistique" (en deux programmes), 17 et 23 octobre


10 ans de films, 10 ans d'art,
Sans Canal Fixe filme l’art...ou pas

  • Samedi 17 Octobre (part 1) à 19h - Programme de films réalisés par SCF autour de l'art / en présence de réalisateurs
  • Vendredi 23 Octobre (part 2) à 19h - Programme de films réalisés par SCF autour du cinéma / présenté par Maud Martin

Espace Mauricio Cordero
7, rue des bons enfants - Tours
Réservation obligatoire - 02 47 28 52 60
Entrée Libre
http://lesbonsenfants.bonnes-nouvelles.fr/

CYCLE DE PROJECTIONS AUTOUR DU CINEMA MILITANT : 25-26-27 SEPTEMBRE 2009


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Sans Canal Fixe

propose

Cinémas de Riposte
Cycle de projections autour du cinéma militant animé par Patrick Leboutte

  • Vendredi 25 septembre
    20h30 / Salle Ockeghem – Tours
  • Samedi 26 septembre
    10h, 14h30 et 20h30 /
    Salle Ockeghem – Tours
  • Dimanche 27 septembre
    10h, 14h30 et 21h /
    École Raspail – Tours

2€/4€ la séance – 6€/12€ le Pass 2 jours
gratuit le dimanche

Renseignements au 02 47 05 24 78
contact@sanscanalfixe.org

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Moi, je sais courir


moi je sais courir

Réalisation : Éric Tellitocci
Montage : Yvan Petit
Mixage : Brice Kartmann

Pendant deux ans, le réalisateur à suivi un travail de coopération entre La Compagnie du Hasard en France et deux artistes de la région de Mopti au Mali.
Ce film illustre la création théâtrale (mise en scène du rêve d'un jeune rappeur malien) pour évoquer les difficultés pour un artiste malien de venir en France mais aussi les difficultés de retour au pays.
Rdji à 20 ans, et même si c'était compliqué, il irait jusqu'aux États-Unis...
Africain d'origine, Christian Kibongui Saminou, est le musicien de La Compagnie du Hasard : de retour en Afrique, il n'est plus africain.
Ce film n'est pas écrit, ce sont 45 minutes de rush où sont proposées au spectateur des impressions sur ce qu'induit un travail entre est et ouest ainsi qu'un road movie, une ballade au Mali juste à côté de la troupe et de leurs rencontres...

20 heures d'images et de sons.

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LA LANTERNE


lanterneRéalisation: Dominique Maugars
Montage: Yvan Petit


En Touraine, avant la “drôle de guerre”, alors que le Parti Communiste est interdit, Roger Convard et Max Morin polycopient « L’Humanité », journal devenu clandestin depuis son interdiction le 26 août 1939. Avec l’occupation vient l’idée de « La Lanterne », un journal clandestin dont le titre est repris d’un pamphlet d’Henri Rochefort. Roger Convard et André Foussier en sont les moteurs et les animateurs…

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