[#parentalité] CHJAMI È RISPONDI, un film d’Axel Salvatori-Sinz
Catégorie : Diffusions mensuelles
Vendredi 3 avril 2026 | 19h30
Centre social Equinoxe
Place du Maréchal Leclerc à La Riche (37) | Entrée libre
Depuis l’année dernière, nous élaborons des soirées de projection avec la Ligue de l’enseignement autour de la thématique de la parentalité. En avril 2025, notre première soirée était centrée autour de la transmission mère-fille, dans le contexte actuel post #metoo et la dénonciation des violences sexistes et sexuelles.
Pour cette nouvelle projection, nous avons choisi cette fois d’évoquer la relation père-fils, avec un film qui questionne les stéréotypes de genre liés à la masculinité et à l’éducation des garçons.
Chjami è Rispondi prend la forme d’une tentative de communication et de réconciliation filiale aux accents burlesques, dans laquelle un père ouvrier et son fils transfuge de classe, qui ne se parlaient plus, se mettent en scène face caméra :

CHJAMI È RISPONDI
France | 2017 | 76’
“Dix ans après ma dernière visite, je retourne à Cateri, village corse, berceau de ma famille paternelle, pour y affronter mon père. Je dois dénouer les nœuds, je m’adresse à lui sous la forme d’un duel qui puise son fondement dans les méandres de l’histoire familiale. Je le provoque en allant à sa rencontre. Je projette qu’il me parle enfin.”
Axel Salvatori-Sinz
“Le décor planté par Axel Salvatori-Sinz est celui d’un monde méditerranéen où les hommes sont eux aussi victimes du patriarcat. Dans ce jeu à deux, les suspensions, les non-dits marquent autant que les mots. Un duel âpre et touchant où chacun apprend de l’autre, apprend à donner et aussi à recevoir.
Ce pas de deux questionne la masculinité et ses failles, jusque dans une leçon épique de conduite sur les routes de montagnes. Dès lors, dans ce film solaire, plein d’affection et d’humour, père et fils apprennent à avancer côte à côte et nous emportent avec eux.”
Éva Tourrent, réalisatrice et programmatrice
Né en 1982, Axel Salvatori-Sinz a étudié l’anthropologie avant de passer à la réalisation, tout en développant parallèlement une activité de monteur et de cadreur.
Son premier long-métrage documentaire Les Chebabs de Yarmouk a remporté le prix Regard neuf du meilleur Premier film et une mention à Visions du Réel, le prix RTP dans la catégorie Recherche à DocLisboa, le prix du premier film au festival Jean Rouch et au festival Al Ard Film Festival.
Il a également réalisé en 2017 un film en Corse, sur sa relation à son père, écrit dans le cadre de l’atelier documentaire de La Fémis 2012, intitulé Chjami è Rispondi ainsi qu’un projet en lien avec l’actualité syrienne.
Il décède brutalement en janvier 2018.
(source : film-documentaire.fr)






