L’atelier de programmation

Le cinéma documentaire nous regarde tous. Art de la relation, sa pertinence repose sur la capacité des « romanciers du réel » à construire un espace (un cadre) incertain où se déploie une relation entre filmeurs, filmés et spectateurs.

 

Depuis sa création, SCF programme des films dans le cadre de festivals thématiques et de projections mensuelles publiques. Choisir un film, c’est le mettre en partage, et pour son auteur, la possibilité de rencontrer ce « collectif » que sont les regards et sensibilités de celles et ceux qui reçoivent cette proposition. D’où l’idée d’élargir la pratique de la programmation à des non-initié-e-s. Car assumer un choix de programmation, c’est créer un espace de débat public autour de films qui nous parlent depuis le présent.

 

Cet atelier est ouvert à tous.
Plein tarif : 10€ / tarif de soutien : 25€ / Étudiants, demandeurs d’emploi et bénéficiaires du RSA : 5€
Renseignements et inscriptions : contactez-nous

 

 

En 2015-2016 :

« Ambidoc » à Ambillou (37)

 

«Ambidoc» est le nouvel atelier de programmation de films documentaires de l’association Sans Canal Fixe à Ambillou (37). Il est ouvert à tous et aura lieu une soirée par mois à partir du 24 septembre 2015. Les participants de l’atelier, accompagnés par Clémence Ancelin, cinéaste membre de Sans Canal Fixe et habitante d’Ambillou, regarderont des films documentaires ensemble et organiseront 3 projections publiques dans l’année (décembre, mars et juin) à Ambillou. Chaque projection sera présentée par les membres de l’atelier, et suivie d’une discussion avec le public.

 
 

En 2013-2014 :

 

Atelier de programmation à Tours

 

Thématique choisie :

 

Le portrait

 

« Bienvenue, humains ! » murmurait la voix robotique du Disneyland d’Arnaud Des Pallières (2000). En portraiturant ce no man’s land artificiel, le cinéaste levait les masques bienveillants qui peuplent l’enfance standardisée pour faire émerger la figure grimaçante des marchands de rêve américains. Qui portraiture, « torture » le visage familier du monde. Qui le dévisage, en vient à défigurer le « déjà-pensé-mis-en-forme », apanage du monde unidimensionnel proposé par la télévision. Transpercer les images « sans qualité » produites en série, pour retrouver des visages, des figures, des présences; imaginer des formes sensibles qui rendent visible ce qui ne l’est pas à première vue ; enfin, faire « boiter » le réel, en refusant d’être son double mimétique : telle est la vocation du cinéma du réel que Sans Canal Fixe s’efforce de montrer dans le cadre des projections mensuelles. Comme l’an passé, ce cycle autour du portrait documentaire sera en partie préparé par un atelier de programmation ouvert à tous les non-professionnels du cinéma et composé d’une dizaine de résidents de l’agglomération tourangelle.

 

 

En 2012-2013 :

 

Atelier de programmation à Tours

 

SCF vous propose de participer à cet atelier qui fonctionnera d’octobre 2012 à juin 2013 sur la base de deux réunions mensuelles et d’une projection bimensuelle :

 

- Projection de films de tous formats (en particulier les courts et moyens métrages) proposés par les intervenants de SCF, le 1er vendredi du mois à 20h30 à L’Instant Ciné (rue Bernard Palissy) ;

- Dans un deuxième temps, discussions sur les films projetés et choix, le 2ème vendredi du mois à 20h30 au Serpent Volant (rue du Grand Marché) ;

- Diffusion un mois sur deux au Café Comptoir Colette, et pour le festival du mois de juin, introduction des séances et co-animation des débats par un membre de l’atelier de programmation.

 

L’heure et le jour des séances sont susceptibles de changer selon les disponibilités des participants.

Cet atelier peut constituer la possibilité pour celles et ceux qui s’y impliqueront de participer à une expérience collective visant à mettre en valeur la richesse de la création documentaire. « Voir ensemble », c’est regarder la réalité non plus comme un donné simple et transparent, ce que propose la télévision, mais comme un mouvement complexe à révéler.

 

Thématique choisie :

 

Habiter

 

« La politique est davantage affaire de formes de vie que de prise de pouvoir » écrivait Eric Hazan en 2005. Passée l’hystérie électorale, nous voilà confrontés à cette épineuse question : sur quelles bases (re)construire le contrat social, le vivre-ensemble, comment garantir à chacun-e, la liberté d’habiter comme il/elle l’entend un corps social miné par les dynamiques de prédation socio-économiques à grande échelle ? « Habiter », c’est précisément inventer des formes de vie. Filmer le réel, c’est une mise en demeure : celle de construire un espace incertain dans lequel peut se déployer une relation entre filmeurs, filmés et spectateurs. Dans le cadre des séances mensuelles, SCF donne droit de cité à celles et ceux qui tentent d’habiter le monde avec les « romanciers du réel » comme complices : il s’agit de « sauter dans le flou, dans le noir, dans la peur qui nous habitent (…). Affronter cinématographiquement une image de soi, une image de l’autre, au pays des grands montreurs d’ombres » (Gérard Mordillat).